gototopgototop

Le cri du jour 今日の叫び声

PDFImprimerEnvoyer

 

Le 17 août 2010

 


j'ai le cœur noué

 

 

 

 

 


Le 5 août 2010

À mon Aimée, un poème des Fleurs du mal de Charles Baudelaire


 

Le Balcon


Mère des souvenirs maîtresse des maîtresses
O toi, tous mes plaisirs ! O, toi, tous mes devoirs !
Tu te rappelleras la beauté des caresses,
La douceur du foyer et le charme des soirs,
Mère des souvenirs maîtresse des maîtresses,

Les soirs illuminés par l'ardeur du charbon,
Et les soirs au balcon, voiles de vapeurs roses.
Que ton sein m'était doux ! Que ton cœur m'était bon !
Nous avons dit souvent d'impérissables choses
Les soirs illuminés par l'ardeur du charbon,

Que les soleils sont beaux dans les chaudes soirées !
Que l'espace est profond ! Que le cœur est puissant !
En me penchant vers toi, reine des adorées,
Je croyais respirer le parfum de ton sang.
Que les soleils sont beaux dans les chaudes soirées !

La nuit s'épaississait ainsi qu'une cloison,
Et mes yeux dans le noir devinaient tes prunelles,
Et je buvais ton souffle, O douceur ! O poison !
Et tes pieds s'endormaient dans mes mains fraternelles.
La nuit s'épaississait ainsi qu'une cloison,

Je sais l'art d'évoquer les minutes heureuses,
Et revis mon passé blotti dans tes genoux.
Car à quoi bon chercher tes beautés langoureuses
Ailleurs qu'en ton cher corps et qu'en ton cœur si doux ?
Je sais l'art d'évoquer les minutes heureuses !

Ces serments, ces parfums, ces baisers infinis,
Renaîtront-ils d'un gouffre interdit à nos sondes,
Comme montent au ciel les soleils rajeunis
Après s'être lavés au fond des mers profondes ?
O serments ! O parfums ! O baisers infinis !

 

Jeanne Duval, l'adorée de Charles Baudelaire

 

 

 


 


Le 27 juillet 2010

Deux choses sur Paris. Promenade et photos dans le dix-huitième arrondissement et en particulier le quartier de la Goutte d'Or en compagnie de la jeune photographe Chikako. À cette occasion j'ai découvert un grand magasin de chaussures d'occasion installé dans un ancien cinéma, le Barbès-Palace devant la mosquée de la rue Polonceau. J'ai été fort étonné car c'est une rue que je connais très bien et j'ignorais totalement la présence de cette magnifique salle avec un balcon et un rideau de scène qui la fait ressembler à un théâtre. Si les chaussures sont présentées dans un énorme fouillis, qu'elle chance que cette salle historique soit encore préservée !

Nous sommes allés aussi au temple de Ganesh où se retrouvent les Hindous de Paris qui a déménagé récemment rue Pajol. Malheureusement la nouvelle salle toute moderne n'a pas le charme qu'elle avait rue Philippe de Girard. Espérons que les divinités avec le temps lui donneront une âme chaleureuse — le sabi japonais, la décrépitude des choses vieillissantes qui donne une belle patine.

 

Le roi déchu, sculpture composite érigée par les riverains de la rue Philippe de Girard

 

Les Princesses de la Goutte d'Or

 

Qui a pris l'image ?

 

 

 

 



Le 15 juillet 2010

Je choisis la vie chaque jour — mon Amour s'appelle Espérance.

 


 

 

 

 

 

Le 6 juillet 2010

 


Je suis du Côté fille est le thème de mon ouvrage atypique en forme de confession qui vient de paraître aux éditions AOI. Mes muses, mes amies, mes amours paradent à mes côtés. Mon côté Camille Marc qui représente symboliquement la question du genre avec onirisme puis mon côté fille manquée avec des portraits plus récents. Comme ils ne sont pas mis en scène ils sont plus dérangeants car ils évoquent sans fantasme le brouillage des sexes. Sous le vertige de l'aimée je me délivre en portant les attributs du sexe opposé — Marc devient Camille.


 



Le 18 juin 2010

En proie à mes récriminations André Gide m'a vivement réprimandé puis rasséréné. Il m'a dit: "estime que mieux vaut encore être haï pour ce que l'on est, qu'aimé pour ce que l'on est pas ... que l'art naît de contrainte, vit de lutte, meurt de liberté" et de déclarer "Marc tu as l'impérieuse obligation d'être heureux, ne désire jamais regoûter les eaux du passé et surtout n'oublie pas que ton bonheur est celui d'augmenter celui des autres."
Ce qui est bien avec les affinités électives qui m'ont choisi, Gide ainsi que Camus, Mishima, Kerouac ou Grall, c'est qu'elles sont toujours présentes au moment décisif pour m'accompagner à gravir  la pente en direction du soleil.



André Gide circa 1909

 

 

 


Le 16 juin 2010 Dans le métropolitain parisien

Marchant de manière somnambulique sans doute dans la pensée du fantôme que j'aime je me suis retrouvé happé par le wagon de tête et j'ai violemment heurté un panneau métallique qui soutient un miroir qui sert de rétroviseur au conducteur. Mon étonnement est d'avoir vu en un éclair le conducteur surpris par l'incident me regardant droit dans les yeux avec un regard d'effroi en pensant que j'allais être écrasé sous son train. Cependant il continué sans s'arrêter en voyant que j'étais toujours sur le quai sans se soucier que je sois compressé contre un obstacle de métal le temps que la rame passe. Comme le train était reparti il n'y avait sur le quai qu'une femme qui est venue à mon secours. En fin de compte je m'en suis miraculeusement sorti — je n'avais que des hématomes au coude, au genoux et une douleur aux côtes. Le regard effrayé du conducteur sans cri semblable au cri muet de Munch m'a réconforté car je me suis dis que c'est bien rigolo de passer à côté de la mort et de se dire que ce n'est pas encore pour aujourd'hui. Merci mon ange gardien!

 

mon cri (détail) in Côté fille, éditions AOI

 

 

 

 


Le 26 mai 2010

"MA CIGARETTE , c'est ma meilleure amie. Elle ne m'a jamais trahi. Dans les moments difficiles, elle est toujours là !" ; "Quand je vais mal, fumer me réconforte, me fait du bien" ; "Face à un stress, une baisse de moral, un doute, elle m'aide à tenir" ; "En fumant, je me sens moins seul".

Fumeuses & fumeurs cités dans un article du Monde du 26 mai 2010

Cela me donne follement envie de me mettre à fumer !


 

 

 

 

 

Le 13 avril 2010

Chose amusante dans le métro. Une jeune femme lance une profusion de baisers à son téléphone qu'elle étreint avec un large sourire tout en parlant.


 

Le 30 mars 2010 SOLEIL COUCHANT



promenade avec David

 

 

"Je ne vois pas toujours la vie avec ton angle de prise de vue et je m'y refuse par protection.

Entre le noir et le blanc, il y a toute une gamme de gris et j'ai besoin de toutes ses nuances."

David

 


 

Le 27 mars 2010

Chez Ammad à l'heure de l'apéritif. En l'absence de la personne aimée je me sens rejeté environné de tous les clients qui se connaissent et qui forment des petits groupe animés. Boire seul aggrave la solitude.

Chose plaisante un voisin arrive et chose étonnante il est Japonais, ce que je vois du premier coup d'œil, peintre sans doute, ce qui s'avéra vrai. J'aurais dû faire une carrière de détective privé et rejoindre l'agence Fiat Lux de Nestor Burma. En plus Léo Malet m'a assuré que l'on y croisait les plus jolies femmes de Paris.

Avec mon ami de comptoir j'ai passé un moment agréable. Notre conversation était cependant limitée, non en raison de la barrière de la langue  mais à cause de sa mauvaise oreille et de problèmes d'élocution. Quand nous parlions il mettait une main en coquille derrière l'oreille et l'autre main devant sa bouche pour cacher ses vilaines dents. Il venait du Marché aux Puces de Clignancourt me cria t'il. Avec un sourire hilare, il exhiba un sac à dos énorme. Il me demanda de le soupeser. Il était lourd. Je ne parvins pas à savoir ce qu'il contenait. Cette fois-ci mon flair de policier fut inopérant. La chose dans le sac lui donnait une forme ronde, ronde pas toute ronde, pas tout à fait ovale non plus. Entre le ballon de basket et de rugby en beaucoup plus massif. Etait-ce une tête de gorille ? Je crus aussi comprendre que tous ses vêtements provenaient des puces. En dépit de la douceur du jour, il était habillé en montagnard qui part à l'assaut de cimes enneigées. Il me montra dans un grand carnet des dessins de vues de Montmartre prises des grands escaliers et des nus qu'il avait fait d'après des modèles à l'académie de La Grande Chaumière. Il me parla de ses coups de cœur,  Rembrandt et Bach. Il joue du violon et je crus comprendre qu'il avait eu, chose incroyable, non un Stradivarius mais deux que son amie, une femme très riche lui avait procurés. Tout d'un coup il me commanda une autre bière, me pria de me placer de profil, cinq minutes me dit-il.  Radieux de sa prestation, il présenta mon portrait à Ammad puis me l'offrit. Je lui demandais alors de le signer et j'appris qu'il s'appelait Nasu. Il arracha une autre feuille et m'offrit aussi un nu. En hissant au dessus de sa tête son sac tout en criant Marché aux Puces il disparut soudainement avec un grand rire. Quand je reviendrai chez Ammad je ne serai plus seul. J'offrirai à Nasu son portrait réalisé avec mon Canonchan.


Le peintre Nasu qui a effectué mon portrait Chez Ammad

 

Le 22 mars 2010

Trouvé chez un bouquiniste du bord de Seine le recueil Paris-Tokio toute ma terre de Tetsuro Furukaki. Après que le libraire m'eut retiré le papier cristal qui le protégeait je fus charmé par le titre de la première partie Paris–Tokio passionnément ... . Il ne m'en fallait pas plus pour désirer acheter ce petit bouquin légèrement taché par le temps et aux pages non massicotées. Ravi je courais vers le café Le Pick-Clops du Marais pour commencer à le parcourir. De belles surprises, l'amour de Paris et de Tokyo, des villes que l'auteur aime si passionnément qu'elles se confondent dans son cœur, l'amour de la femme, tout l''amour de la vie.


Je meurs de désir aujourd'hui

Mes pensées se posent sur toi

Comme les larmes sur les toits

Je n''ai pas dormi de la nuit

Je suis affamé ce matin

Jour et nuit je crève de toi

Comme un animal dans les bois

Oh viens ! Viens apaiser ma faim

Je meurs de feu quoique brûlé

A tes pieds je suis abattu

Comme un saint que l''on a battu

Je vais mourir auréolé

 

Je meurs ..., novembre 1960 par Testuro Furukaki

 

À mon grand étonnement ma recherche sur Google m'apprit que l'auteur était un ancien ambassadeur du Japon en France. Les Japonais ont des Ambassadeurs tout à fait brillants. L'ancien ambassadeur Moriyuki Motono a eu la gentillesse de me recevoir à l'Ambassade pour parler de Yukio Mishima, un de mes maîtres. Son Excellence, monsieur Motono, était heureux de rencontrer quelqu'un pour parler de Mishima qu''il appréciait mais qui était un sujet tabou dans son pays. Il avait fait la connaissance de Mishima à l'école et avait admiré ses capacités intellectuelles et sa volonté inébranlable à devenir un écrivain. Il me raconta que pendant la guerre leur école s'était déplacée à la campagne où les élèves devaient fournir une activité physique intense. Malgré la fatigue avec une lumière de fortune le jeune Mishima écrivait la nuit pendant que tout le monde se reposait. Ces textes deviendront ses premières œuvres.

Le recueil Paris-Tokyo s'agrémentait sur la couverture de quelques mouillures — sans doute les larmes d'une âme sensible — que je laissais en son souvenir. Sur les conseils de Laure, l'accueillante libraire de La Cartouche, j'ai rendu plus présentable mon ouvrage. J'ai frotté un peu la couverture avec du papier de verre 001, une bonne gradation comme pour les préservatifs. Pour couper les pages j'ai utilisé un couteau et surtout pas un cutter après les avoir pincées très fortement. L'embellissement final c''est fait avec une robe de papier transparent pour fleuriste.  Et quand on aime on nomme, alors j'ai inscrit sur la page de titre le lieu où j'avais recueilli le livre avec la date de sa renaissance en ajoutant ces vers de Tetsuro Furukaki  Éclair de beauté m'aveuglant / La foudre sur mon néant

La séduisante librairie La Cartouche est située rue Lassus à flanc de l'église néo-gothique Saint Jean-Baptiste de Belleville. En devanture des boîtes proposent des livres de poche et les étagères fourmillent d'ouvrages captivants à des prix dont la petitesse a de la grandeur. Le couple du repaire se charge aussi des avis de recherche des titres malicieux que vous convoitez.

 


Le 18 mars 2010

Déjeuner, je pense au Japon.

 

Soleil levant 卵の丸


 

 

Le 13 mars 2010

Hier à midi, chez Paul à la Bastille, mon petit frère Damien a offert à Kyoko une bouteille de Saint Amour appelée  Accroche Cœur. La prochaine fois que je vais dans ce restaurant en compagnie de Camille je l'enivrerai avec cet élixir.

 

Le 4 mars 2010

Allé voir à la galerie Kamel Mennour des œuvres inédites de Pierre Molinier. Je suis en terrain de connaissance, Camille Marc est peut-être un de ses petits enfants, à la différence qu'il est fasciné par le corps et non par les accessoires fétichistes. L'expo m''a plu particulièrement car elle montre les secrets de sa création, la manière dont il réalisait ses images qui étaient des photomontages. A partir des négatifs et des tirages, il enfantait par étapes successives de découpages, de collages et de rehauts au crayon ou à l''encre de retouche. Il fleurissait ses autoportraits, son mannequin, ses modèles de chair de bouquets de visages, de bras et de jambes. Il affinait les corps aux ciseaux et cachait les imperfection d'un visage par des masques. Et pour les fétichistes, une aubaine, la reconstitution de son appartement de Bordeaux avec des objets lui ayant appartenu. On y voit son univers, son monde imaginaire qu'il a mis en scène et reproduit avec sa chambre photographique. On s'amuse à retrouver les divers accessoires devenus des reliques sacralisées sur les clichés charbonneux du maître de cérémonie. On admire son mannequin de vitrine qui était sa compagne idéale et des sous-vêtements féminins noirs qu'il aimait porter chaussé de talons hauts pour devenir un homme-putain.

 


œuvre de Pierre Molinier

 

Après je suis allé je ne sais pourquoi à Pigalle. A la sorti du métro je suis tombé sur une japonaise avec un plan photocopié où en jaune le chemin du marchand de couleur de Van Gogh était tracé mais qu'elle ne parvenait pas à déchiffrer. Avec mon japonais des rues je crois avoir réussi à lui indiquer la route du magasin du père Tanguy.

Pour ma part, mes pas m'ont conduit sans raison à un endroit du boulevard de Clichy. L'endroit où Molinier achetait ses chaussures de pin-up et qui existe toujours depuis 1904. La vitrine expose des bottes, des escarpins, des genouillères, des cuissardes, des Richelieu, des bottines magnifiques, toutes à talons hauts, très hauts, un magasin pour jolies jambes uniquement. Je ne me souviens plus très bien si j'en ai essayé et que le vendeur m'ait dit que j'avais de jolies gambettes, et qu'une paire me plaisait parce qu'elle s'appelait Camilla.

Un peu la tête dans les nuages mes chaussures me portaient. Je suis parvenu cité Véron où gamin j'avais été voir la femme de Boris Vian qui m'avait reçu chaleureusement et m'avait offert des photos de mon idole de l'époque. Elle m'avait aussi montré la vue de leur logement, une terrasse qui donne sur le derrière du Moulin Rouge et l'appartement où habitait Prévert et où se tenaient les réunions du Collège de Pataphysique.

Puis j'entre dans autre passage en cul de sac, cité du Midi, un havre de paix avec un bâtiment tout en bois comme devait être à l'origine les ateliers du célèbre Bateau-lavoir avant sa reconstruction et l'ancien bain douche de Pigalle recouvert de carreaux de céramique blanche comme dans le métropolitain. Dans cette impasse à l'abri du tintamarre du boulevard un institut de recherche sur le Jazz en France a fait son nid.

De coutume quand je suis dans ce quartier je vais rendre visite au bouquiniste de la rue Audran. Une petite librairie au fouillis bien sympathique et aux prix tout aussi sympathiques. J'ai déniché sous une pile, bien caché à la place d'un livre, un 33 tour avec une très belle couverture, une photo de Jean-Pierre Sudre, Léo Ferré avec son chimpanzé aimé Pépée. Un trésor ! Une chose qui me rappelle le passé comme dirait Sei Shonagon. Mon ami Jano avait une petite amie qu'il appelait Pépé. Un jour il entend dire que Léo Ferré chante une chanson qui s'appelle Pépée. Il offre le disque à sa bien aimée et qu'elle est son étonnement d'entendre " T'avais les yeux comm' des lucarnes Pépée ... t'avais les mains comm' des raquettes Pépée ... t'avais les oreill's de Gainsbourg mais toi t'avais pas besoin d'scotch pour les r'plier la nuit ..." Elle ne fut pas vexée mais amusée car Pépé est devenue sa femme  de toujours.


album Léo Ferré (détail), photo de Jean-Pierre Sudre


 

Heure du goûter, après l'achat d'un pain au chocolat quelconque, désir de café. Je ne vais pas Chez Camille mais Chez Ammad, un café-hotel Montmartrois qui connut les rendez-vous d'Edith Piaf et de Marcel Cerdan ainsi que ceux de Camille de Koenji et de Marc le Photographe. Chose amusante de nombreux clients me prennent pour un acteur connu. Je m'assois à la place de Camille et je me vois, un garçon triste avec ses cheveux filasses et des poils sur la gueule, — ah ! Camille où es-tu ?

En route vers ma maison par les chemins de traverse. Rue Fontaine, je passe devant l'immeuble qu'habitait André Breton. C'est la première fois que je le remarque car il vient d'être ravalé et une plaque y est maintenant apposé.  Breton y reçut sa Nadja, espérance, "une âme errante" qui avait en réalité comme prénom Léona et en second Camille.

Et moi j'erre à la recherche de Camille à en devenir fou.

J'ai du passer une nuit bizarre. Le matin, au lever, j'avais très mal à une jambe et des bleus. Ai-je dans une danse endiablée travesti en Camille,  chuté sur le plancher à cause de mes souliers à talon aiguille après mettre tordu la cheville telle une fille qui aurait trop bu ?

 


Le 1 mars 2010

L'amour sauve la vie. Et sans amour ?

 



Le 20 février 2010

Grâce au film Bright Star de Jane Campion que je n'ai pas vu, John Keats est à la mode et tant mieux ! Pour ma part c'est Michel Déon, alors que j'étais un tout novice photo-reporter qui me l'a fait connaître. En raison de son élection à l'Académie Française j'étais allé le photographier en Irlande où il habite dans un vénérable presbytère entouré de prés où pâturent des chevaux de race. Quel merveilleux souvenir ! Tout les deux dans la douceur de la nuit en buvant un whiskey Paddy au son de la musique irlandaise à nous raconter nos coups de cœur. Quel plaisir de l'entendre parler de ses amours littéraires avec flamme. De retour à Paris je me précipitais dans les librairies à la recherches des pépites qu'il m'avait dévoilées. Le trésor fut Endymion de John Keats avec ce vers qui m'est gravé à jamais au plus profond de mon âme : "A thing of beauty is joy for ever."


John Keats par William Hilton

 

 

Le 18 février 2010

Devant mon immeuble, côté cour, les oiseaux trouvent une terrasse idéale sur le couvercle pare-pluie plat de la cheminée d'une petite maison isolée. Bien exposée, elle est taillée à la grandeur d''un terrain d'atterrissage. Il y a juste la place pour un couple et presque chaque jour j'en vois se bécoter follement avant de s'envoyer en l'air, ce qui est  bien le cas, car le mâle bat violemment des ailes et s'élève quand il s''accouple.

Hier, dans le brouillard j'ai vu un pigeon solitaire qui se chauffait aux fumerolles qui sortaient du conduit de la cheminée. Comme au sauna, il semblait se prélasser et prendre un grand plaisir à la douce chaleur de la fumée. Cela m'a fait aussi penser à la fumée de l'encens qui sort de grands chaudrons dans les temples japonais où les fidèles avec de grands gestes de la main tentent de faire venir la fumée sur les différentes parties de leur corps à purifier.

Aujourd'hui sur cette terrasse, des pigeons, l'un au plumage d'un beau noir anthracite et l'autre d'un blanc immaculé formaient un magnifique couple. Comme ils étaient très fins et pas trop gros, c'est peut-être des colombes, probable pour le blanc mais je ne crois pas qu'il y ait des colombes totalement noires. Dans mon idée je pariais que ce serait le noir le mâle mais ce ne fut point le cas. Ah ! je serai très heureux de découvrir la couleur de la robe des futurs pigeonneaux, une couleur que je ne peux pas imaginer.

Chose amusante, quand j'observe les couples je n'arrive pas à distinguer quand ils se font la cour leur sexe respectif et j'ai été amusé de voir dans un guide sur les oiseaux que " chez les pigeons les mâles sont en général plus gros, plus bruyants et plus fiers."


Le 17 février 2010

Le cœur lesté d'un pavé, penché sur  le parapet du pont Marie, île Saint-Louis, je tentais de voir si l'inconnue de la Seine chère à l'Aurélien d'Aragon avait laissé son empreinte dans les flots quand un couple d'adolescent passa.

J'entendis le garçon dire : "La vie est belle et nous sommes comme elle."

L'amour sauve la vie

 

 

Le 14 février 2010 Vive l'Amour!

 

L'AMOUR OU LA MORT

 


 

 

 

 

 

 

Commentaires  

 
#2 Julie 15-03-2010 20:00
C'est Breton qui fasciné par Molinier le lancera grâce à sa première exposition parisienne qu'il organisa en 1956 dans la galerie "A l'étoile scellée" dont il assure la direction artistique.
Citer
 
 
#1 Matthieu 01-03-2010 21:12
Sans amour, c'est l'enfer
Citer
 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir